vendredi 2 juin 2017

La Galerie Le Rayon Vert expose les Hommes - Oiseaux


Exposition collective sur le thème Oiseaux.
Galerie Le Rayon vert à Nantes.









LES HOMMES OISEAUX
Maëlle de Coux

Chacun de nous transporte avec lui dans son esprit un grand muséum fait d’images, de connaissances et de souvenirs plus ou moins accessibles.
Au fil des années j’ai travaillé différentes séries, élaborant pour chacune la technique la plus appropriée, jouant du doute sur le médium, en mêlant photographies, dessins et peintures.
Se mêlent alors bêtes, plantes et humains pour une réappropriation fantasmagorique.
La série des Hommes-Oiseaux marie ma collection de photographies de famille d’anonymes à mes photographies d’oiseaux naturalisés des muséums dans lesquels j’ai exposé.
Les montages sont imprimés à l’encre sur des papiers orientaux naturels très fins utilisés traditionnellement pour la calligraphie. La photographie devient ainsi dessin.
Ces images portent en elles l'humanité des photographes anonymes qui
les ont prises. Elles évoquent toute l'émotion de moments de bonheurs reconnus comme tels.
J'ai gardé précieusement toutes les traces des maladresses des photographes amateurs, ainsi que celle des usures du temps sur les négatifs ou les tirages.
Le fait de mettre une tête d'oiseau aux personnages porte l'image vers un imaginaire, hors du temps. L'oiseau symbolise la liberté de la pensée poétique de l'artiste. L'image anecdotique glisse vers une image fantasmée, rêvée.










mardi 9 mai 2017

"Ici et ailleurs" à Brest


Je participe cette année au 8ème festival des carnets de voyage à Brest. 
https://www.ici-ailleurs.net
Entrée gratuite
Cette année un focus sur le reportage dessiné.


Le festival se déroule au Quartz le 12 mai de 10h à 19h, le 13 mai de 10h à 21h
et le dimanche 14 mai de 10h à 18h

Celui ci à lieu tous les deux ans, les artistes sont invités.
J'y présente mes "carnets d'épuisement" et mon "éphéméride"



http://fr.calameo.com/read/00511913906335b1992bf


Les « carnets d’épuisement »  sont un vrac du cahot du monde qui m’entoure, tel que je le reçois, jours après jours. Ils me débarrassent d’un trop plein d’informations. Des images, parfois très violentes de l’actualité, côtoient mes centres d’intérêt d’artiste et d’humain, notes de lectures, poésies, recettes, réflexion, idées fugaces … tout s’accumule et se juxtapose sans trop de soucis esthétiques, avec une certaine poésie de l’absurde, laquelle se trouve être mon vrai regard sur le monde des hommes.
Les femmes et hommes qui posent pour moi pendant mes cours de modèles vivant y sont dessinés dans leur nudité, comme les témoins désarmés de ce cahot auquel je cherche à donner un sens.


Ces carnets me permettent d’avoir l’esprit clair pour réaliser des œuvres plus épurées, plus zen comme cette « Ephéméride » que je présente en parallèle qui est un travail sur le temps naturel. Jour après jour c’est le temps qu’il fait qui fait. Une double page par mois, depuis 20 mois, laissée dehors sous la pluie reçoit les traces du temps qui passe.



http://maelle-de-coux.tumblr.com


mercredi 12 avril 2017

Adventices et Tronçon au festival des carnets de voyage de Saint Céré


Invitée par l'association "Le lieu commun" a exposer et intervenir auprès des scolaires sur la commune de Saint Céré.
Du 17 au 23 Avril à la maison des Consuls
Avec le dessinateur Benoit Guillaume et l'artiste Anne Claire Thévenaud




C'est un voyage botanique autour de mes adventices que je propose.

Mes carnets de voyages seront consultables.
Ainsi que mes carnets d'épuisement.




­­Adventices

 
Maëlle de Coux


C’est un terme de botanique qui désigne une plante étrangère à la culture attendue. Invasive, herbe folle, mauvaise herbe ? En botanique le mauvais n’est pas toujours celui que l’on croit. Question de point de vue, d’intérêt et de culture.
De culture ?
L’adventice arrive par un relâchement de la vigilance que nécessite toute culture, Les accepter c’est accepter d’intégrer ce qui peut venir naturellement de l’extérieur.
L’ambivalence même du vocabulaire met l’accent sur des parallèles inattendues, politiques, sociales et morales !
Dis moi comment tu jardines ….

Le vocabulaire associé aux plantes est très imagé et suggestif, les symboliques liées à la prospérité la croissance et à la fertilité. Il existe une antropomorphie des plantes comme il en existe une liée aux animaux. Nous nous projetons dans le végétal.
Les adventices seraient plutôt du côté du désordre tant social que moral.
Bannies des ouvrages de l’homme elles ont des relents d’anarchie, d’incivilité.
D’un point de vue botanique, la vraie vie est de ce côté, sauvage, vive et libre.
C’est aussi très poétique.

Mes « Adventices » évoquent cela.
L’intervention à l’encre taille douce appliquée au rouleau sur les fragiles pages    d’herbier  vient donner à l’ensemble une profondeur, un poids que n’avait pas cette petite plante séchée. L’encre grasse se révèle ultra sensible dans la richesse de ses noirs. Comme  une plaque photosensible l’encre révèle les traces laissées sur le
  papier par le travail de l’herboriste mêlé au mien. Chaque matière végétale
  renvoie une qualité de noir différent.
  L’encre lui donne une vision organique plus dense, elle lui donne du corps.
  Et une double lecture.
  On peut y voir un ensemble abstrait sévère, un peu à la manière de Soulages,
  un aspect qui peut devenir monumental, en fonction des murs offerts.
  Il existe plus de 50 planches.
  Quand l’analogie organique et sexuelle s’impose, l’ensemble prend une
  fantaisie inattendue et chaque image s’individualise.









« Tronçons »
« n°3 : Hêtre »

Ensemble de dessins dynamiques au fusain sur papier japonais.
Cet enchevêtrement de branches doit pouvoir se rassembler pour former un arbre.
Chaque image est indépendante et forme un tout.

L'apparente confusion du détail est en fait un organisme vivant et puissant.
Avec du fusain, (qui est du bois) sur des feuilles très fines (qui sont des feuilles) je fais des coupes que je cadre dans l’image d’un grand arbre majestueux.
Le dessin capte la rythmique des branches pour, très vite, s’affranchir de son modèle. Chaque image est indépendante et s’ajuste, presque, avec ses voisines. 
Le tronçonnage est irrémédiable, jamais je ne pourrai reconstruire l'arbre initial.






"Carnets d'épuisements"

 Un vrac du cahot du monde qui m’entoure, tel que je le reçois, jours après jours. Ils me débarrassent d’un trop plein d’informations. Des images, parfois très violentes de l’actualité, côtoient mes centres d’intérêt d’artiste et d’humain, notes de lectures, poésies, recettes, réflexion, idées fugaces … tout s’accumule et se juxtapose sans trop de soucis esthétiques, avec une certaine poésie de l’absurde, laquelle se trouve être mon vrai regard sur le monde des hommes.

Les femmes et hommes qui posent pour moi pendant mes cours de modèles vivant y sont dessinés dans leur nudité, comme les témoins désarmés de ce cahot auquel je cherche à donner un sens.